Hommage à Rose

Rose Santerre • 07.07.2010 au 29.07.2011

Les ailes d’un ange ou d’un monarque tu as pris pour t’envoler vers un repos éternel. Nous souhaitons seulement que ton repos soit aussi grand que la vie que tu as mené. Merci d’être passée dans nos vies pour nous rappeler les choses les plus importantes. Bisoux à jamais. Papa et maman.

Carla est venue chanter cette chanson et Alléluia lors de la cérémonie d’adieux à Rose. Merci.

Hommage d’Élisyane à Rose

Ma chère petite étoile. Dans mon coeur il y a une belle rose, et dans cette rose il y a ton coeur. Je ne t’oublierai jamais. Je t’aime

Hommage à Rose de maman

J’ai écrit votre histoire en million de mots. Mais aujourd’hui aucun mot, aucune parole ne pourrait exprimer ma douleur. Vous êtes apparues dans ma vie comme une lumière au bout du tunnel de mes dépressions. Comme un cadeau inespéré.

À tes côtés, j’ai appris que la médecine et la science ont des limites, mais que l’amour n’en a pas. J’ai appris à vivre un jour à la fois, mais maintenant je n’y arrive plus. Je n’ai jamais autant souffert, physiquement, mentalement et émotionnellement que depuis votre naissance. Mais, encore plus, je n’ai jamais éprouvé autant d’amour, de plénitude, de rage de vivre et de motivation. J’aurai subi plusieurs autres années comme la dernière pour m’éviter de te voir partir.

Dans mes bras tu as soufflé une dernière fois. Ce moment me hantera à jamais. Ton corps bleu et froid dont je n’arrivais pas à me séparer. Aujourd’hui c’est encore pire.

La vie m’a arraché une partie de ma vie. Ce jour-là, Rose, je suis morte avec toi. Aucune mère, aucun père ne devraient avoir à vivre ce qu’on a vécu. Aucune mère ne devrai donner la vie à son enfant pour l’accompagner à la mort à peine un an plus tard. Tu es décédé d’où tu venais, dans mes bras.

J’aurai voulu que le monde entier te voie comme je t’ai vu, pour qu’aujourd’hui personne ne dise que c’était mieux ainsi. J’aurai voulu t’avoir à mes côtés pour toujours, tellement que j’aurai accepté le prix à payer. J’aurai voulu ne jamais avoir eu à faire autant de deuils en si peu de temps. J’aurai voulu vous montrer à tout le monde, ensemble à la maison, mes jumelles, mes fleurs. Tu aurais voulu marcher, nous aimer. La seule chose que je puisse vraiment te dire, c’est merci de t’être battu comme tu l’as fait. Merci d’avoir fait mentir la médecine. Merci d’avoir ri aux éclats. Merci d’avoir été ma Rose, mais aussi la fleur de l’hôpital. Merci d’avoir attendu tes sœurs et mes bras pour partir au moment que tu as choisi. Rose tu es un enfant que j’ai tant aimée, mais tu m’étais seulement prêté. Tu es un enfant de l’amour. Tu resteras toujours ma grenouille et ma plus grande guerrière. Puisse dans la mort, ton âme quitter cet hôpital et emplir mon être tout entier de ta force pour me permettre de continuer. Puissent tes sœurs avoir ta présence gravée à jamais sur leur cœur. Veille sur papa et sur moi, comme nous avons veillé sur toi. Je t’offre : Un bisou, deux bisous, trois bisous sur ta joue.

Hommage à Rose de papa

Rose, tu es apparût dans ma vie comme un coup de vent. Je n’ai pas eu la chance de te voir apparaître et déjà tu commençais ton combat. En trombe, avec les infirmières, tu es passé devant moi, si petite et si fragile. L’arrivé d’un enfant est supposé être un événement joyeux. Mais pour vous deux, ce fût plutôt angoissant. Toujours entre deux eaux, tu nous a fait vivre des moments pénibles, mais aussi surtout euphoriques. Tes regards, tes grimaces, tes câlins et tes sourires seront pour toujours gravés dans ma mémoire. Ta petite vie bien remplie m’a fait voyager dans un univers où la maladie et l’espoir sont intimement liés. Tes batailles et tes progrès m’ont permis d’apprécier les petites choses de la vie au quotidien. Tu m’as permis aussi d’accepter qu’on ne peux pas tout faire seul et de dire oui à des gens merveilleux sans qui ce serait devenu un enfer.

Pour toi, mon amour, je veux remercier la plus merveilleuse de tous sans qui tu n’aurais pas eu une existence aussi soignée. Merci Stéphanie.

Merci Rose de faire parti de moi.

Je t’aime, papa