Qu’est-ce qui est plus difficile que la situation dans laquelle je me trouve ?

Dans la maladie, il y a trois étapes importante pour aider, voir même accéder, à la guérison. D’abord, accepter, ensuite demander de l’aide, puis recevoir cette aide. J’ai appris ce principe à travers plusieurs mois de thérapie. Mais, le savoir ne signifie pas que c’est facile de l’appliquer. Ces étapes sont parfois plus souffrante que la maladie elle-même.

Accepter. C’est prendre conscience de la situation, accepter nos nouvelles limites et lâcher prise sur ce dont on ne peut avoir le contrôle. Accepter nos limites ne signifie pas de prétendre que nous sommes faible, vulnérable ou que nous ne sommes bon à rien dans la situation, mais que notre intérieur est en mouvement et nous impose de nouvelles limites. Accepter ça veut aussi dire de communiquer la situation aux autres, sans peur du jugement. Sans l’acceptation, nous ne pouvons plus avancer.

Toute maladie, ou toute situation « handicapante », remet en question notre capacité à rouler au même train de vie. On remets inévitablement nos priorités en perspective. Malgré cette restructuration des priorités, il est pratiquement impossible de traverser l’épreuve seul. Pour survivre, il faut demander de l’aide, peu importe sa forme. Mais pour une personne altruiste, demander de l’aide pour soi-même est un exercice atroce. On pense qu’on va « quêter », que les autres vont penser qu’on veut profiter d’eux, qu’on va déranger, etc. On est des super humains et on va essayer sans eux! Ça va probablement fonctionner un temps, pour nous rendre compte qu’on tourne en rond.

Mais une fois qu’on a accepter et demander de l’aide? Il faut être prêt à la recevoir! Notre éducation et nos expériences passées peuvent jouer contre nous. C’est mon cas. Recevoir quand on a toujours préféré donné, ouf! C’est à faire des cauchemars. En général, on attend que les occasions se présentent, on se sent mal à l’aise, mais on accepte ce qu’on a pas demandé. Parce qu’au fond de nous, ça fait tellement du bien.

On ne peut absolument pas appliquer ces principes en une journée. Il faut du temps, de l’adaptation. On commence par de petites choses, puis on se lève un matin en disant : « C’est assez! je ne passerai pas au travers ». Cette journée là, on angoisse quelques heures avant de poser un geste; écrire à quelqu’un, téléphoner à quelqu’un. Et lui dire que vous avez accepter que vous aviez besoin d’aide, le demander clairement, et s’engager à recevoir l’aide de cette personne. Et cette personne, vous l’avez choisis.

J’ai accepté la situation depuis longtemps. Aujourd’hui j’ai fait un geste. La réponse à été meilleure que ce à quoi je m’attendait. J’ai choisis ces personnes. J’angoisse encore à l’idée de recevoir, mais je me sens un peu moins lourde. Après la tempête, il me faudra trouver comment remercier toutes les personnes sur ma route.

Je voudrais seulement ajouté qu’il y a un endroit où je vais qui est une véritable bénédiction, c’est seulement à quelques cliques et j’y voit en double ou en triple.

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