Mes bonheurs et mes déchirures

« [...]Alors j’ai quelque mots tendresse
Juste pour le dire
Je ne vous oublie pas, non jamais
Vous êtes au creux de moi
Dans ma vie, dans tout ce que je fait
Mes premier amour, mes premier rêves
Sont venu avec vous
C’est notre histoire a nous

Je ne vous oublie pas, non jamais
Vous savez tant de moi
De ma vie, de tout ce que j’en fait
Alors mes bonheurs, mes déchirures
Ce partage avec vous
C’est Notre histoire a nous
Je ne vous oublie pas[...] » (extrait de Je ne vous oublie pas, Céline Dion)

Élisyane a appris cette chanson à l’école. Puis nous a demandé de trouver la chanson sur youtube. Elle aurait beaucoup de potentiel en chant, vraiment. Elle doit retenir de sa tante. Elle semblait y tenir beaucoup, à cette chanson. Alors, elle a timidement dit qu’elle avait pleuré à l’école en entendant les paroles. « C’est comme si Rose nous parlais maman »…

Ça fait quelques semaines de ça, mais chaque soir, Élisyane s’endort  sur le CD de Céline Dion…qui débute par cette chanson. Ma gorge se noue probablement autant de fois que je l’entends en sourdine terminer mes journées, parce qu’on ne s’oubliera jamais et que je sais que Rose nous a apporté encore plus que nous l’avons fait pour elle.

Un gros, et à la fois petit, sept mois est passé depuis son départ. Mais aucune émotion n’est atténuées. Encore moins les journées où un nouveau professionnel du dossier d’Alys me demande si sa jumelle a le même problème. « Mes bonheurs et mes déchirures »; cela restera toute ma vie le résumé des sentiments d’avoir mis au monde deux êtres si liées et représentant à elles seules les pires souffrances et le bonheur, la vie à l’état pur. D’ailleurs, Alys envoie maintenant des bisous avec la main vers la photo de sa jumelle.

Mon équilibre, mon port d’attache, mon pilier solide c’est Élisyane, et ce, bien malgré elle et sa propre fragilité. Continue de chanter ma belle amour.

Leave a Reply

 

See also: