La paix

La paix.

Mon chum et moi ne sommes pas d’apparence particulièrement complice et n’avons pratiquement jamais de conversations profondes sur nos sentiments. Oui, c’est vrai, quoique je les publies régulièrement; il ne lit jamais. Mais on en a tout simplement pas besoin. Et lorsque ça arrive, on se rends vite compte que, depuis la dernière conversation du genre, nous somme restés totalement sur la même longueur d’onde. Il dit parfois des choses tout haut dont j’ai traité dans mes écrits la veille.

Ce soir, on a parlé de paix. Dans ses mots, il a souligner le fait que, contrairement à la plupart des gens, on veut se marier, non pas pour s’espérer la belle vie, mais juste en espérant avoir la paix. Arrêter de vivre le chaos continuel. Et espérer que cette journée là, rien ne nous empêche de la vivre ensemble, heureux, paisible l’espace d’une seule journée. Oublier que depuis les six dernières années, la vie a été vraiment difficile. On se marie aussi sans aucun soupçon quand à notre capacité à passer nos jours ensemble. Comme il dit; c’est dans les moments de grande douleur et détresse que l’on voit le vrai visage des gens. Nous ne sommes pas déçu l’un l’autre…

C’est absolument impossible de transmettre nos émotions. Elles sortent de nos corps, s’entremêlent lorsqu’on se sert physiquement dans nos bras en larme, puis retournent dans nos corps. Elles n’ont pas de point de fuite. On ne peux pas les laisser vagabonder d’une personne à l’autre, car nous devons être fort pour nos enfants.

La paix.

Pour nous, Alys n’est pas d’une grande souffrance. C’est ce qui la mène à aujourd’hui qui en soit une. Ce n’est pas qu’elle marche ou pas un jour qui soit souffrant. C’est de savoir comment nous pourrons lui offrir le meilleur. Avec une routine et bonne organisation familiale, Alys ne sera jamais un fardeau. C’est le départ de Rose qui en ait un. C’est ma propre maladie qui plane sur nos têtes qui soit un fardeau.

Alys c’est un rayon de soleil, un sourire aussi impressionnant que le Grand Canyon, la raison pour laquelle nous sommes encore dévoués. La paix, ce serait de s’adapter à notre vie sans devoir défricher sans cesse de nouveaux sentiers infructueux. La paix, ce serait de passer plus de 6 semaines consécutives sans avoir de mauvaises nouvelles…encore. Impossible de nous défaire de notre bagages, nos peurs, nos ressentiments, de notre brûlante peine. Mais ce désarroi, cette impuissance, cette rage, nos regrets, nuisent à notre paix.

La paix : « tranquilité, quiétude, exempt de bruit, d’agitation et de désorde ». Ce n’est pas le calme dans notre maison que nous voulons, c’est dans nos vies. Un peu d’absence de guerre svp, même si nous sommes en syndrome post-traumatique.

La paix! Arrêter de parler et écouter. SVP laisser de coté vos conventions et écoutez nous M.l’organisme, Mme la fondation, Mlle système de santé. Nous sommes là. Vous ne changerai pas de place avec nous, mais vous pourriez nous écoutez. Et vous verriez que même un seule enfant, la mienne, mérites qu’on l’aide. Parce que c’est mon bébé, que le prix de seulement la regarder aujourd’hui, est excessivement cher. Parce qu’elle ne l’a pas choisit. Personne ne le ferait

Pour l’année à venir, je ne veux pas la santé. Il est déjà trop tard. Je veux simplement la paix au sein de ma famille. Aussi, garder près de moi ce complice silencieux.

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